LE GROUPE PLISSONNEAU



LE MOT DU PRESIDENT

PLISSONNEAU SA fait partie intégrante de l'économie Martiniquaise. C'est l'une des plus anciennes entreprises de ce département. Tous les actionnaires sont descendants des fondateurs.

La responsabilité du président est immense car, outre sa mission habituelle qui est de garantir la pérennité de l'entreprise, il est aussi le gardien de ce patrimoine presque intemporel. Mais au-delà, ce sont les femmes et les hommes ayant participé à cette aventure qui ont contribué à nous léguer cette existence et à qui je souhaite ici rendre hommage.

La volonté, à un moment donné, de mettre en place un projet et de réussir à le faire naître est une entreprise passionnante. Nous avons ensemble, et durant toutes ces années, su développer notre société grâce à une cohabitation d'intérêts qui doit être convergente pour que sans fin, cette volonté d'origine puisse se perpétuer.

Est-ce une utopie?

Le site que vous visitez vous donne un aperçu de la diversité de notre savoir faire et de l'ambition de notre société à continuer d'être un acteur économique important pour notre département. Chaque responsable des entités qui composent notre groupe, entouré de ses collaborateurs est à même de répondre à vos questions et à vos besoins pour la partie correspondant à sa compétence.



Les ancêtres PLISSONNEAU, avec de Gauche à droite :
Debout : Emile, Joseph, Pierre Assis : Georges et Tiburce

LES ORIGINES

Le fondateur de la maison Plissonneau est :

Joseph, Marie, Jean-Baptiste, Tiburce PLISSONNEAU DUQUENE. né le 12 Juin 1827 à Saint Pierre.

Tiburce Plissonneau entre en 1845 dans la société BEYSSAC et Cie, qui devient plus tard Beyssac et Maxwell, il en est le fondé de pouvoir en 1856 .

Philippe Beyssac, né en 1810, appartient à une famille d'armateurs bordelais; son beau frère James Maxwell est originaire du comté de Galway, en Irlande.

Successivement, Beyssac et Maxwell se retirent.


La société devient pour un temps, MAXWELL et LAWLESS. Au départ de James MAXWELL, Tiburce Plissonneau est associé à William Lawless et la raison sociale devient : PLISSONNEAU LAWLESS et Cie.

En 1872, le retrait probable de William Lawless entraîne une ultime modification et la société devient : PLISSONNEAU et Cie.

Une publicité parue dans le bulletin paroissial de Fort de France, numéro 44 d'Août 1922 porte la mention : "Plissonneau et Cie Maison fondée en 1870".



LES FORMES DE LA SOCIETE

Le plus ancien document, actuellement disponible et relatif à la forme de la société, atteste qu'après la mort de Tiburce en 1889, ses fils Georges et Joseph, ont constitué une société en nom collectif et en commandite simple en 1901.

La commandite simple subsiste jusqu'en 1957 date à laquelle elle est transformée en commandite par actions..

En 1980 Plissonneau et Cie est transformée en SARL et en 1985 atteint sa forme actuelle, de société anonyme, avec conseil d'administration.

PLISSONNEAU S.A est née.

Enfin précisons que le capital était de :
  • 30.000.000 francs en 1959
  • 1.200.000 nouveaux francs en 1967
  • 1.935.870 €uros (12.698.475.F) en 2001

Le 8 mai 1902, l'éruption de la montagne Pelée détruit Saint Pierre, entraîne Joseph et Pierre dans la mort et anéantit les bâtiments, les archives et l'essentiel du patrimoine de l'entreprise.

Les correspondances reçues au "Bureau", après la catastrophe, ont été groupées et soigneusement conservées; elles manifestent, à la fois, l'étendue du drame et l'importance de PLISSONNEAU et Cie dans le domaine du négoce et du transport maritime.

Georges qui s'était retiré à Bordeaux revient dès qu'il a connaissance de l'événement, il arrive à la Martinique le 27 mai 1902 pour prendre les affaires en mains. Il installe le "Bureau" à Fort de France, "rue du Bord de Mer" dans un local loué à Alexandre Sévère.

Le siège de la société est ensuite transféré au 34 rue Ernest Deproge à Fort de France.

C'est en 1990 que l'immeuble situé au 44 Avenue Maurice Bishop est construit et abrite aujourd'hui le siége de PLISSONNEAU SA.



LES ACTIVITES

A l'origine, les activités de Plissonneau et Cie se rattachent au négoce et aux transports maritimes. La place occupée par le sucre dans ces opérations était primordiale.


En 1892 par un traité avec la maison Gradis de Bordeaux, PLISSONNEAU est devenu le représentant de six usines : Petit Bourg, Rivière Salée, Rivière Monsieur, Robert, Lorrain, Lareinty et Gradis dont la production dépassait 14 000 tonnes. La vente et la livraison de ces quatorze millions de kilos de sucre dans les ports de Bordeaux, Marseille et Nantes ont crée pour la maison un grand mouvement maritime, commercial et financier"

Cette activité exportatrice était complétée par un trafic d'importation en provenance de la Métropole, des Etats-Unis et du Canada. Les mouvements de marchandises entraînaient de nombreuses opérations financières à une époque où le système bancaire était peu développé.


Plusieurs documents attestent que Plissonneau et Cie jouait un rôle financier important.

L'activité maritime de Plissonneau et Cie est mise en évidence par l'emploi du temps de Joseph Plissonneau le matin du 8 mai 1902.

Deux navires consignés par le "Bureau" mouillent, au petit matin, sur rade de Saint Pierre. A 7 heures 45, Joseph est à bord du Roraïma, il conseille au Commandant d'appareiller pour Sainte Lucie avec des passagers qui veulent quitter Saint Pierre; ce que le commandant refuse.

A 8 heures, il monte la coupée du Roddam suivi de son adjoint Testard au moment précis où la nuée ardente, qui vient de détruire la ville de Saint Pierre, atteint le navire. Le Roddam est un vapeur de construction métallique, il ne s'enflamme pas au contact de la nuée ( comme le Roraïma et tous les autres navires présents sur rade ). Son commandant parvient à appareiller en toute hâte et à conduire son bâtiment couvert de cendres à Sainte Lucie, avec Joseph Plissonneau à son bord. Joseph succombera à ses brûlures le 16 mai.

Entre les deux guerres, l'économie martiniquaise est toujours dominée par la culture de la canne et le négoce du sucre qui assurent l'essentiel des ressources de l'île et de la maison Plissonneau.

Les navires mouillent, à leur arrivée, en baie des Flamands. Les marchandises importées sont transbordées sur des gabarres qui relient les navires au bord de mer où sont installés les entrepôts de la douane. Puis ces navires vont mouiller au plus près des usines : Genipa, Le Marin...... et avec le même type de gabarre, embarquent la production de ces usines.

Les escales à la Martinique durent, au total, plus d'une semaine. Les équipages plus nombreux qu'aujourd'hui, animent les nuits de Fort de France. Des relations durables s'établissent entre les cadres de la Maison et les officiers. Les commandants mettent sac à terre pour quelques jours chez les dirigeants de PLISSONNEAU.

Faute de liaison facile entre les navires et leur armateur, tous les messages passent par PLISSONNEAU, où s'installent commandants, seconds, commissaires en quête d'information ou porteurs de messages à transmettre.

Ces relations PLISSONNEAU - navires, les mouvements incessants de vedettes et de gabarres, la présence dans le personnel de nombreux gabarriers, patrons de vedette, charpentiers de marine, donnent à PLISSONNEAU une ambiance très maritime. Elle s'est progressivement atténuée, non pas du fait d'une diminution d'activité mais, parce qu'un meilleur outillage du port et la création de postes à quai disponibles pour d'autres navires que les paquebots ont modifié les conditions de manutention.

Pendant la seconde guerre mondiale, Plissonneau et Cie poursuit ses activités traditionnelles, très ralenties par le blocus anglais dès 1940 renforcé par le blocus américain à partir de 1943 . Courant 1941 le S.S Presidente Trujillo, de la Horn Line, battant pavillon de Saint Domingue et consigné par PLISSONNEAU, est torpillé près de la côte, devant le Lido par un sous-marin allemand.

Pour faire face à cette réduction d'activité, la société a recours à des diversifications dans des domaines nés de la pénurie : tonnellerie, corderie, extraction de pouzzolane.

Ces activités seront interrompues dès le retour à une situation normale, à la fin des hostilités.

Dès le retour de la paix, la Martinique voit l'abrogation de son statut de Colonie et son assimilation au territoire national en devenant le département de la Martinique. Cette transformation s'accompagne de bouleversements économiques : quasi disparition de l'industrie du sucre, réduction de la culture de la canne à la production du rhum, généralisation de la culture de la banane, développement progressif du tourisme.

PLISSONNEAU doit s'adapter à la nouvelle donne.

La fonction économique et maritime liée au sucre disparaît complètement. Ne subsiste que la consignation et la manutention des navires dont le noyau dur est constitué par les "Marseillais". A l'époque ils appartiennent à la Compagnie des Transports Maritimes à Vapeur. Cette compagnie sera reprise successivement par la compagnie Fabre, les Chargeurs Réunis, Delmas Vieljeux et enfin par Bolloré; sous ces différents avatars les Marseillais sont consignés par PLISSONNEAU depuis 1915.

Malheureusement, l'essor de la banane ne profite pas longtemps à Plissonneau car la Compagnie Fabre, à partir de 1971 concentre ses bananiers sur les ports africains et abandonne le trafic bananier à la Transat (actuel CMA CGM), privant, ainsi, sa ligne des Antilles de fret de retour au risque d'en compromettre la rentabilité.

Le développement soutenu du tourisme de croisière, essentiellement au départ des ports d'Amérique du nord, ouvre des perspectives nouvelles qui aboutissent à une répartition des tâches : Plissonneau assure la quasi totalité de la consignation des navires et laisse aux agences de voyage la responsabilité de l'accueil à terre des touristes.


Les grandes mutations maritimes ont entraîné les dirigeants de PLISSONNEAU à profiter de la bonne santé de l'entreprise pour financer de nouveaux secteurs d'activité par la création de filiales et le rachat de sociétés.

Le groupe PLISSONNEAU intervient aujourd'hui dans les domaines suivants :

  • Agence maritime
  • Consignation de navires
  • Transport routier de marchandises
  • Transport de colis lourds et transport exceptionnel
  • Levage
  • Vente, location et entretien d'engins de manutention
  • Vente de matériel de magasinage
  • Location courte et longue durée de véhicules utilitaires
  • Entretien et réparation de véhicules
  • Gestion d'entrepôts
  • Location de matériel audiovisuel
  • Location de matériel informatique
  • Montage et entretien de matériel pétrolier
Le Groupe PLISSONNEAU, à travers ses filiales, est présent à la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion.